Vivre 3 mois sans avec moins de shampoing #nopoo

Arrêter d’utiliser du shampoing, cesser tout à fait de se laver les cheveux, impossible ? C’est ce que je croyais. C’était sans compter ma copine Aboul. Sa quasi-crinière et son enthousiasme m’ont convaincue de me jeter à l’eau.

Le no poo, c’est quoi ?

Le no poo commence quand on bannit le shampoing de sa salle de bain. Alors bien sûr, plus de la moitié de la population mondiale vit déjà sans shampoing et s’en porte très bien. La nouveauté, c’est qu’on peut aussi s’en passer en milieu urbain et pollué, sans avoir le cheveu gras et tombant à longueur de journée.

Pourquoi se lancer dans le no poo ?

Il y a plein de bonnes raisons :
– parce qu’on n’a pas les cheveux en bon état alors qu’on fait tout pour
– parce qu’on cherche à consommer vertueusement
– parce qu’on a envie de produits naturels, peu transformés
– parce qu’on refuse de donner ses sous à l’industrie cosmétique
– parce qu’on a des problèmes persistants de cuir chevelu
– parce qu’on veut réduire au maximum ses déchets
– parce qu’on préfère savoir ce qu’on se met sur le corps
– parce qu’on veut faire des économies
– parce qu’en fait c’est FUN d’essayer des trucs nouveaux !
… Et sans doute plein d’autres que j’oublie.

Moi, après avoir vu la transformation capillaire d’Aboul, je mourrais de curiosité : qu’est-ce que le no poo allait faire à mes cheveux ? J’espérais au passage trouver des solutions durables à mes problèmes chroniques de cuir chevelu sensible, mais tout ça fera l’objet d’un autre article 😌

Comment se lancer dans le no poo ?

D’abord en s’armant de patience : les résultats ne viennent pas immédiatement. Au début, on va commencer en espacer les shampoings. Si on se lavait les cheveux 1x/jour, on passe à 1x tous les 2 jours, puis tous les 3 jours, etc. L’objectif : au bout d’un mois, se laver les cheveux seulement 1x/semaine, et se maintenir à ce rythme pendant un petit moment.

On peut garder ses produits habituels, ou bien opter pour un shampoing doux, sans laureth sulfate, qu’on trouvera en magasin bio (ne cherchez pas ailleurs, même les shampoo distribués en pharmacie en contiennent*). Ça peut être l’occasion d’essayer les shampoings solides, par exemple le Lamazuna ou la Fleur de Shampoing. On s’équipe aussi en shampoing sec pour les retouches qu’on n’hésitera pas à faire entre 2 lavages.

On choisit bien sa brosse ou son peigne : il faudra les utiliser deux fois par jour et les nettoyer à peu près aussi régulièrement 😈. Ces outils se chargeront de répartir et récupérer l’excédent de sébum sur vos cheveux. Pour les laver, une vieille brosse à dent et du savon (de Marseille ou d’ailleurs) font l’affaire. Renseignez-vous sur ce qui vous convient : en général, les brosses type “poils de sanglier” conviennent aux cheveux fins et les peignes à larges dents aux cheveux épais.

 

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Se laver les cheveux moins souvent, avec de meilleurs produits, les brosser : ces trois gestes peuvent déjà suffire à rendre vos cheveux plus brillants, plus épais, plus heureux. On peut s’arrêter là et surfer joyeusement la vague du “low poo”, aka “pas beaucoup de shampoo” pour la vie.

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Ou bien on peut pousser un cran plus loin : jaunes d’œufs, compote de pommes, bicarbonate de soude, henné, poudre de sidr, shikakaï, ylang-ylang, tea-tree, eau vinaigrée… Voilà les ingrédients avec lesquels on peut laver ses cheveux. Chaque ingrédient a son propre mode de préparation, d’application et de rinçage. La bonne nouvelle, c’est que des milliers de gens ont déjà fait le boulot. Le bonheur est à portée de main chez Antigone XXIMini ou encore sur YouTube.

So this is happening #nopoo #homemade #sidr #hair

Une photo publiée par Oriane Juster (@ojpoint) le

Est-ce que ça marche ?

On ne va pas se mentir : il faut persévérer et ne pas avoir peur de se planter… parce que ça va arriver. Exemple.

Samedi dernier, je fais “comme d’habitude” mon shampoing maison, et ajoute une petite dose d’huile essentielle censée assainir le cuir chevelu. Application, pose, rinçage, pas de problème. Mais une fois les cheveux secs… atCHOUM ! “Bizarre”, me dis-je. “Enfin ça va passer.” Une boîte de mouchoirs plus tard, c’est l’heure d’aller dîner chez des copains. On arrive, et misère : mon nez ne cesse de couler, couler, couler… façon chutes du Niagara. Diagnostic : crise d’allergie niveau 9 sur l’échelle de Juster. Je renonce à toute dignité et me fais un shampoing “classique” dans l’évier de mon hôte #fallaitpaslinviter

Y prendre plaisir, rire des échecs, recommencer, c’est la clé. Ce qu’on y gagne ? On apprend à connaître des produits dingues, on fait soi-même, on se fait du bien, on fait du bien à la planète, à son porte-monnaie, à son cerveau, et même, pour certains, on (re)découvre la vraie nature de ses cheveux.

Et puis être cool avec soi-même : le but n’est pas d’être parfait. On a le droit de changer d’avis, d’aller chez le coiffeur, de vouloir tester un produit, de se faire un chignon de réveillon goût Elnett… Après tout, j’ai bien acheté un shampoing solide au bout de 2 mois de total no poo. On s’en fout !

Car (attention message important) :

Et vous, le no poo,
ça vous fait envie ou pas ?


Pour aller plus loin

– suivre les aventures d’Aboul : épisode 1, épisode 2, épisode 3
– la blogueuse Mini liste 10 shampoings sans ingrédients toxiques
– l’article de Madmoizelle qui va vous aider à apprendre à lire les étiquettes (ou INCI) de vos cosmétiques
la FAQ du no poo chez Antigone XXI
le groupe Facebook du no poo

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