Vêtements : une capsule wardrobe ?

Des killer shoes qu’on acheté pour pouvoir se prendre pour ces meufs qui caracolent sur 12 cm de 8h du mat’ jusqu’au dernier métro sans ciller aux tops récupérés de la grande sœur / la copine / la mère / la grand-mère, en passant par le jean d’ado qu’on ne jette pas parce que “j’ai dansé mon premier slow avec”, la jupe trouvée dans un vide-grenier qu’on aurait du faire retoucher il y a 6 mois, et les différents bidules achetés 3 euros chez H&M pour aller à cette Xième soirée déguisée, nos armoires sont remplies de vêtements qui ne servent à rien.


Bien sûr, tout ça n’est pas très important. Après tout, on achète des vêtements un peu par nécessité, et beaucoup par plaisir. Ceux-ci n’ont jamais été aussi accessibles… ni aussi “jetables”. Au final, que porte-t-on réellement ? Peut-on y voir clair dans nos penderies et en magasin ? Pour répondre à ces questions, pas de temps à perdre… alors en route ! 🚲

Aimer ≠ acheter

Un jour, au gré des flux RSS, je suis tombée sur le blog Dead Fleurette (en anglais – Note : tous les liens sont à la fin de l’article). Sa propriétaire, qui a depuis fermé boutique pour des raisons personnelles, ne s’autorisait qu’un seul achat par mois. À l’heure où la pérennité d’un blog mode se mesurait au renouvellement de la penderie de sa tenancière, Dead Fleurette faisait figure d’OVNI.

Comment peut-on être aussi exigeant avec des vêtements ? En les aimant beaucoup, peut-être, et en aimant encore davantage se vêtir. La penderie de Dead Fleurette, que d’aucun qualifierait de minimaliste, manque un peu de vie à mon goût. Mais l’idée d’une garde-robe composée à 100% de vêtements, de chaussures et d’accessoires qu’on aime sans compromis a commencé à faire son chemin dans mon esprit.

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Dead Fleurette en quête du casting de tops parfait

D’ailleurs, récemment sur le blog de Garance Doré, une des chroniqueuses a pris la résolution de n’acheter qu’un seul vêtement en 2016. Je trouve ça cool ! Entre ce qu’il y a déjà dans nos placards et tout ce qu’on peut se faire prêter, je suis sûre que c’est moins compliqué que ça en a l’air.

la-magie-du-rangementY voir clair dans une armoire

Enfin, l’été dernier, le désormais fameux livre de Marie Kondo La Magie du rangement m’est passé entre les mains… couplé au blog Dead Fleurette, ça a fait des étincelles : j’ai trépigné jusqu’à mon retour tant j’avais hâte de faire le tri dans mon armoire.

La méthode KonMari, que j’ai suivie à la lettre (… ou presque 😙), a plutôt bien marché : beaucoup de vêtements sont partis chez des copines, sur des sites de vente ou à la benne ; une petite partie est désormais chez mes parents, le reste bien rangé dans mon armoire.

Vers une “capsule wardrobe”

Les Steve Jobs et autres Mark Zuckerberg ont des penderies monochromes qui me donnent envie de sauter d’un pont en costume de danseuse brésilienne. À peine mieux : la directrice artistique Matilda Kahl a écrit il y a quelques années dans le Harpers Bazaar au sujet de son “uniforme”, fait d’un pantalon noir et d’une blouse blanche et dont elle possède 7 exemplaires de chaque. Ma tante Valérie, qui travaille depuis des années dans la mode, m’inspire déjà davantage : je ne l’ai jamais vue habillée autrement qu’en vêtements gris ou noirs, hyper confortables et de facture impeccable.

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Le concept de “capsule wardrobe” a refait surface il y a quelques années. Il existe pourtant depuis les années 70, et suit une formule aussi magique que mathématique : la garde-robe idéale permet de composer un maximum de tenues avec un minimum de vêtements. En d’autres termes, posséder moins, mais mieux… Difficile de faire plus dans l’air du temps.

Ce grand retour s’est accompagné d’un florilège méthodologique. Certains recommandent, par exemple, d’installer un second portant, facilement accessible, en plus des rangements de vêtements habituels. On y suspend les vêtements qu’on porte souvent, cintres à l’envers, et on reprend sa vie comme si de rien n’était. La promesse : quelques mois plus tard, on a naturellement ajouté les vêtements qui nous manquaient le plus, et ceux qu’on ne porte pas sont repérables à leurs cintres toujours retournés.

En construisant une penderie suspendue, c’est à peu près ce que j’ai fait. Et le verdict est sans appel. Hors manteaux, chaussures et dessous, je survis apparemment sans difficulté avec :
— 3 sous-pulls Uniqlo
— 3 tee-shirts Everlane
— 3 pantalons (dont 2 jeans)
— 2 pulls en cachemire (1 bleu marine, 1 vert bouteille)
— et des chaussettes bleues marines pour chaque jour de la semaine

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Ce bilan est tellement prévisible que, s’ils me lisaient, mes proches hurleraient de rire. Et je ne pourrais vraiment pas leur en vouloir 😏

Quid des excédents bruts de penderie ? Eh bien, ils sont toujours là : je n’ai pas eu le cœur à aller au bout de la démarche. Je les prête occasionnellement, les reporte parfois. Certains restent, d’autres repartent… Ils sont un peu comme des amis de longue date qu’on prend plaisir à voir de temps en temps, et c’est très bien comme ça.

Pour le reste, le kif est total. Kif de ne voir que des vêtements qu’on aime, kif de ne pas se poser de questions le matin, kif des petits crépitements de joie quand on les enfile, kif de se sentir comme une reine toute la journée…

Alors, en 2016, on porte quoi ? Bonne question ! La suite dans l’épisode suivant de cette série sur les vêtements. À la semaine prochaine 👊 🙌


 

Vous aussi, lisez !

[LA TO-DO-LIST] Épisode 1 : le bilan de 2015
— Why I wear the same thing to work everyday, par Mathilda Kahl (Harpers Bazaar, anglais seulement)
— Capsule wardrobe is a term coined by Susie Faux, the owner of a London boutique called “Wardrobe” in the 1970s (Wikipedia)
— [LA TO-DO-LIST] Construire une penderie suspendue

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