[EN COURS] Survivre à une période transitoire

Y survivre seul, c’est déjà pas simple. Alors à deux, n’en parlons pas.

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Scoop : la plupart des êtres humains cherchent à se créer des habitudes. Cette tendance vient du cerveau reptilien, aka la partie la plus animale de notre cerveau. C’est elle, par exemple, qui responsable lorsqu’on s’assoit à la même place dans une salle de classe : il sait que la dernière fois qu’on était là, il ne nous est rien arrivé de fâcheux. Il nous enjoint donc, plus ou moins consciemment, à nous installer de nouveau à cet endroit.

Pendant une période transitoire, le cerveau reptilien n’est pas content. On est sujet à des émotions variables, on se sent instable, voire on pense perdre complètement pied. C’est souvent le cas au début d’une relation, après une rupture, lors d’un déménagement, de l’arrivée d’un enfant dans un couple, d’un changement de travail, d’un deuil…

Certains chanceux viennent au monde avec une forte capacité à s’adapter déjà inscrite dans leur système. Pour d’autres, c’est moins intuitif, et un peu plus délicat. Mais ça ne veut pas dire que ça ne s’apprend pas !

Que faire en situation transitoire ?

1. Se faire du bien

La première ressource d’un être humain, c’est lui-même. Donc on n’attend pas que le réconfort vienne de l’extérieur : on commence par se comporter vis-à-vis de soi-même comme le meilleur ami idéal, à l’écoute, à la fois bienveillant et stimulant. On dit merde à ce qui n’est pas important et on ménage du temps pour faire ce qui rend joyeux. Et, bien sûr, on chouchoute les relations qui font du bien, voisins, collègues, amis, famille…

2. S’écouter

En chaque être humain sommeille une vigie. En général, on fait connaissance avec elle pendant l’adolescence, quand on teste ses limites : c’est elle qui envoie un “Bip bip” au cerveau quand ça va trop loin. Cette vigie est toujours là. On tend l’oreille : que dit-elle ? Si on ne peut plus y arriver tout seul, on profite qu’on est au 21e siècle pour envisager tranquillement de voir un psy. Et si on hésite, on regarde la vidéo de Dan Gagnon :

Parenthèse : est-ce que ça vaut le coup de faire un article “Trouver son psy” ? (Je vous laisse trouver le bon pseudo pour répondre à cette question.)

3. Cultiver ses projets

C’est encore plus vrai si on a quelqu’un dans son entourage qui est dans une période transitoire. On ne se met pas à son service : chacun sa route, chacun son chemin (🎵passe le message à ton voisin🎵). Se désinvestir pendant quelque temps de la relation permet à chacun d’avancer sereinement. Si on a un projet à deux, on le remet à plus tard, ou bien on laisse celui à qui il tient le plus à cœur le poursuivre.

4. Sortir du quotidien

Dans le quotidien, mieux vaut mettre un peu de distance. Mais on peut prévoir des moments extra-ordinaires (… littéralement !) pour se retrouver et mettre temporairement de coté les difficultés : une promenade près d’une rivière, un dîner dans un restau sympa, une après-midi au fond du canap’ à regarder des séries, un week-end au grand air à quelques heures de chez soi…

5. Serrer les dents

Ça va passer. Le temps est un allié : bientôt, tout ceci ne sera plus qu’un lointain souvenir. Encore mieux : comme un muscle, on peut s’entraîner à passer de plus en plus facilement, seul ou à plusieurs, ces périodes un peu difficiles.

Alors hauts les cœurs, faites-vous une to-do, et en avant !

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