Prendre un chat

D’abord, vos parents l’ont fait. Puis certains de vos amis s’y sont mis. Il y a une semaine, votre meilleur pote vous a avoué que c’est la raison pour laquelle il s’est barré plus tôt du pot de départ de sa collègue, et depuis, votre meuf n’a que ce mot à la bouche. Ça y est : vous voulez un chat.

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On vit dans 40m2 à Paris et on ne s’est pas vraiment demandé si c’était un problème. Si l’idée de faire vivre un animal en appartement vous crispe, vous pouvez vous épargner ce qui va suivre.

Entre le moment où on a eu envie de prendre un chat et le moment où on l’a récupéré, il s’est écoulé environ 5 mois. On a opté pour la méthode dite du “moindre effort” : pas de recherche active, mais en parler autour de nous, et être un peu vigilant sur les réseaux sociaux. Notre copain Paul nous a proposé d’en récupérer dans le Sud, près d’Antibes. Et, encore plus simple, un jour ma copine Marie a posté une annonce sur Facebook : la chatte de ses parents venait d’avoir une portée et ils cherchaient à donner.

Ce qu’il faut savoir : en principe, s’il est donné, le chaton arrive tel quel, c’est-à-dire pas vacciné et avec tous les vers que sa maman lui a donnés. Compter autour de 200 euros pour les vaccins et le vermifuge, incontournables (il y a un vaccin supplémentaire conseillé si l’animal ira en extérieur). S’il a déjà reçu ces soins, c’est admis que vous les remboursez. Enfin, si votre bestiole sera stérilisée, attendez l’opération pour lui poser la puce qui remplace désormais les tatouages.

Ce dont il faut faire abstraction : l’espérance de vie moyenne des chats est de 15 ans, et pendant tout ce temps, vous allez dépenser de l’argent pour l’héberger, le nourrir et le soigner. À moins qu’il ne s’agisse d’un chat de race dont vous pouvez monnayer les saillies, le retour sur investissement est nul.

Ce que personne ne vous dira : la plupart des litières puent, au sens propre. Agissez avant que vos amis ne commencent à décliner vos invitations : achetez de la litière agglomérante et / ou garantie sans odeur (par exemple celle-ci). Mais elles puent aussi au sens figuré : personne ne s’étant préoccupé de concevoir des bacs à litière au design acceptable, la boîte bicolore en plastique reste le standard du genre. Si, comme moi, cet objet explose votre seuil de tolérance à la laideur, vous devrez rivaliser d’inventivité pour le faire disparaître de votre vue.

Quelques options envisagées :
– dispositif d’urgence : assembler 3 cartons Ikea pour masquer la boîte en plastique
– pour les bricoleurs : acheter une caisse aux bonnes dimensions, percer une ouverture pour le chat et prévoir une ouverture facile pour l’entretien
– acheter un meuble à litière tout fait
– attendre la contribution de Meyou Paris à cette noble cause

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Le cube, objet design pour animaux de compagnie dessiné et commercialisé par Meyou Paris

Et puis, par hasard, je suis tombée sur le Litter Kwitter.

Ce système révolutionnaire (mon compagnon dirait : « Complètement débile, voire contre-nature ») permet à votre chat d’apprendre à se servir des toilettes. On utilise des anneaux en plastique de plus en plus large, jusqu’au moment où chaton peut se passer totalement du dispositif. Oui oui.

J’ai vu la possibilité de faire d’une pierre trois coups :
– plus de litière = plus de vidage de litière
– plus de litière = plus de boîte à litière dans mon champ de vision
– plus de litière = plus d’achat de litière (même agglomérante et anti-odeur)

Mes yeux se sont mis à briller, et à peu près au même moment, j’ai perdu le contrôle de ma CB.

On attend la chose par la Poste. Retour d’expérience dans un mois, avec Muus en invitée spéciale sur la To Do List. Si vous hésitez à vous lancer, un peu de patience : si tout se passe bien, on n’en aura bientôt plus besoin… L’occasion de vous le revendre le kit à moitié prix.

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